Hydrocarbures : données sectorielles 2024

ÉNERGIE & HYDROCARBURES · DOSSIER ANNUEL

Hydrocarbures en Algérie · 2024

Volumes globalement stables, recettes en baisse : le risque prix redevient central. Ce dossier rassemble les principaux indicateurs de production, d’exportation et de transformation disponibles dans les sources institutionnelles, puis les replace dans leur contexte économique.

Synthèse exécutive

Les repères à retenir pour lire l’année 2024 sans confondre production, volumes exportés, prix et recettes.

Production primaire193,7 MtepSONATRACH · -0,1 % sur un an
Recettes hydrocarbures45,23 Md $-10,4 % sur un an
Prix brut exportéVoir détail 2024prix unitaire moyen
Volume brut exportén.d. comparableBanque d’Algérie
Repère sectoriel92,18 % des exportations de biensindicateur complémentaire
Période2024dossier annuel consolidé

Lecture économique de l’année

Interpréter les chiffres au-delà de leur niveau brut.

Ce qui change

La production primaire est pratiquement stable, tandis que la valeur des exportations recule de 10,43 %. Le raffinage progresse de 4 %, mais le GNL baisse de 14 %, illustrant des trajectoires différentes selon les maillons de la chaîne.

Lecture AB : l’indicateur décisif n’est pas seulement le niveau de production. La combinaison entre prix internationaux, volumes exportables, demande domestique, capacité de transformation et fiscalité détermine l’effet réel du secteur sur les équilibres macroéconomiques.

Points de contrôle

  • La production primaire reste quasi stable à 193,7 Mtep.
  • La production des raffineries progresse à 30,4 Mt, tandis que la production de GNL recule à 25,1 millions de m³.
  • Les hydrocarbures représentent encore 92,18 % des exportations de biens, ce qui confirme une forte exposition du compte extérieur au cycle énergétique.

Chaîne de valeur & dépendances

Le secteur doit être lu comme une chaîne : exploration-production → transport → liquéfaction / raffinage → marché intérieur → exportation → recettes fiscales et extérieures.

Production et transformation

La production primaire conditionne le potentiel de vente, mais la valeur captée dépend aussi de la composition du mix : pétrole brut, gaz naturel, GNL, GPL, condensats et produits raffinés. L’évolution du raffinage modifie également les besoins d’importation de carburants et donc l’effet net sur la balance extérieure.

Risque macroéconomique

La concentration des exportations sur les hydrocarbures transmet directement les cycles de prix aux recettes en devises, à la liquidité extérieure et, indirectement, aux finances publiques. L’analyse AB sépare donc systématiquement l’effet prix de l’effet volume.

Série 2018–2024

Recettes d’exportation d’hydrocarbures. La série met en évidence le choc de 2020, le pic de 2022 puis la normalisation de 2023–2024.

201838,94 Md $recettes hydrocarbures
201933,17 Md $recettes hydrocarbures
202020,23 Md $recettes hydrocarbures
202135,19 Md $recettes hydrocarbures
202259,74 Md $recettes hydrocarbures
202350,5 Md $recettes hydrocarbures
202445,23 Md $recettes hydrocarbures

Pour 2023, la valeur de 50,496 Md $ reprend la présentation révisée du Rapport annuel 2024 de la Banque d’Algérie. Les publications antérieures peuvent afficher une valeur légèrement différente en raison des révisions statistiques.

Sources & méthode

Priorité aux sources institutionnelles. Les chiffres sont rattachés à leur périmètre : SONATRACH pour la production du groupe, Banque d’Algérie / Ministère de l’Énergie pour les exportations, ONS pour les comptes nationaux.

Les données « production primaire SONATRACH » ne doivent pas être confondues avec d’autres agrégats énergétiques nationaux publiés par le Ministère de l’Énergie. Lorsque les périmètres diffèrent, ils sont conservés séparément.