Hydrocarbures

Classement dans la nomenclature

La Nomenclature algérienne des activités (NAA) classe les industries hydrocarbures dans le secteur des l’industries extractives (section B), division 6, extraction d’hydrocarbures.

Cette division comprend la production de pétrole brut, l’extraction de pétrole de gisements de schiste et de sables bitumeux, la production de gaz et d’hydrocarbures liquides, les activités d’exploitation et/ou de développement de champs de pétrole et de gaz.

Ces activités peuvent inclure le forage, l’achèvement et l’équipement des puits, la mise en service des séparateurs, des agents de rupture d’émulsion, du matériel de dégravement et du réseau de collecte du pétrole brut ainsi que les autres activités de préparation du pétrole ou du gaz jusqu’à leur expédition du gisement exploité.

 

Importance de la branche

Les hydrocarbures représente ± 20 % de la valeur ajoutée totale de la production économique en Algérie, loin devant la construction (±12 %), l’agriculture (±12 %) ou l’industrie hors hydrocarbures (±5 %). Seuls pèsent plus lourds dans la valeur ajoutée globale, les services (marchands et non marchands) ;

Les exportations totalisent 95 % des exportations totales et assurent le financement externe de l’économie algérienne et accessoirement du Trésor public.

 

Par contraste, le secteur ne joue pas un rôle majeur dans l’emploi global ; il crée beaucoup de valeur mais exige peu de travail par unité produite. À peine 139 000 salariés travaillent dans les hydrocarbures.

 

Les indicateurs et indices clès

  • Production
    La production interne brute est l'agrégat fondamental du système comptable publique algérien.
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  • La valeur ajoutée
    Traduit le supplément de valeur donné par l'entreprise. C'est l'indicateur principal du calcul de la production interne.
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  • L'indice de la Production Industrielle
    Sert à mesurer la variation des quantités produites dans les secteurs industriel. Son élaboration est fondée sur les changements qui affectent aussi bien la population des entreprises de production que la structure de la production et de la valeur ajoutée. 
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  • L'indice des Prix à la production Industrielle
    Les indices des prix à la production industrielle mesurent les variations des prix « départ usine » des produits. Ils excluent toutes les taxes, marges de transport et marges commerciales que l’acheteur peut avoir à payer.
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  • Les débouchés
    La consommation domestique et l’exportation sont les deux principaux débouchés des hydrocarbures. S’y ajoute un troisième emploi, moins visible, qui est la réinjection du gaz naturel pour maintenir le niveau de production des « vieux » champs
  • Réserves prouvées
    Les réserves prouvées sont les quantités d'hydrocarbures, qui, selon les informations géologiques et techniques disponibles, ont une forte probabilité (>90%) d'être récupérées dans le futur, à partir des gisements connus et dans les conditions technico-économiques existantes.
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Principaux chiffres en 2018

Après la forte reprise d’activité de 2016 (7,7%), le secteur des hydrocarbures s’est de nouveau caractérisé par des baisses d’activités dès 2017 et encore plus marquées en 2018 soit respectivement -2,4% et -6,4%. L’observation des évolutions du secteur des hydrocarbures permet d’avoir la mesure des chocs extérieurs auxquels il est confronté et par extension l’économie globale du fait de la part importante qu’il représente dans le PIB

  • La croissance: 
    Le secteur des hydrocarbures est de nouveau caractérisé par des baisses d’activités avec une croissance négative. En volume la croissance économique annuelle pour l’exercice 2018 s’établit à -6,2,% contre -2,4% en 2017.  Il est à remarquer que les prix des hydrocarbures ont augmenté et le déflateur de la valeur ajoutée des hydrocarbures connait une augmentation.
  • La production: 
    La production des Hydrocarbures enregistre une baisse de 3,6% en 2018 par rapport à l’année précédente. Cette tendance est palpable au niveau des trois premiers trimestres de l’année avec des taux respectifs de -3,6%, -3,6% et -7,8%. Cependant, un léger redressement, soit+0,7%, caractérise le dernier trimestre. Cette tendance est perceptible au niveau de l’ensemble des activités relevant du secteur. La liquéfaction du gaz naturel dont la variation est de -12,2% par rapport à l’année 2017 affiche des baisses aux quatre trimestres de l’année avec deux taux distincts au premier et au troisième trimestre (respectivement-13,3% et -25,9%). La production du pétrole brut et gaz naturel enregistre également une variation de -2,2%. Les trois premiers trimestres sont concernés par cette tendance avec des taux respectifs de -2,8%, -4,6% et -3,1% alors que le dernier affiche une évolution de +1,8%. La production du raffinage de pétrole brut enregistre une baisse de 1,8% en 2018 par rapport à l’année écoulée.
  • Taux de capacités de production :
    Le taux d’utilisation des capacités de production des Hydrocarbures passe de 91,2% en 2017 à 85,0% en 2018, perdant ainsi 6,2 points. Cette tendance est observable, particulièrement, au niveau de la liquéfaction du gaz naturel avec un taux passant, respectivement, de 71,8% à 63%, et une perte de 8,8 points. En revanche, en ce qui concerne le raffinage de pétrole brut, le taux passe de 139,7% à 140,0% et observe une relative stabilité. 
  • Exportations: 
    En 2018, les exportations d’hydrocarbures en valeurs courantes sont en forte augmentation avec des taux de croissance de 20,6% en 2017 et 22,5% en 2018. Ainsi, les exportations sont évaluées à 39,0 milliards de dollars en 2018 contre 33,5 milliards de dollars en 2017 soit un accroissement de 16,6 % en dollars courants. Le prix moyen du brut algérien passe de 54,2 $ par baril en 2017 à 71,1$ par baril en 2018 soit un accroissement de prix de 31,2 %. En volume et aux prix de l’année précédente, les exportations d’hydrocarbures baissent de 8,4% en 2018 après avoir enregistré une baisse mais moins importante en 2017 de 3,5%.
23.2%

Part dans la VA totale

Production en quantité physique

 

 

Réserves prouvées

Selon les statistiques de BP, à fin 2018 l’Algérie a 12.2 milliards de barils de pétrole en réserve, ce qui constitue 0,7% des réserves mondiales de pétrole. Ce qui lui donne une place très moyenne dans le classement des pays pétroliers, 16 ème rang mondiale (classement de la CIA). L’Algérie est mieux placée coté gaz, à fin 2018, toujours selon les statistiques établies par BP, l’Algérie dispose de 4,3 trillions ( 4 600 milliards) de M3, ou bien 153.1 milliards de pieds de cubes, 10 ème rang mondiale (CIA).

 

 

 

 

Sources BP Statistical Review of World Energy 20

Débouchés

La consommation domestique

Un tiers du pétrole produit en Algérie et près de la moitié de son gaz naturel marchand, en dehors des quantités réinjectées dans le sous-sol, sont pour l’essentiel consommés sur place par les ménages et le secteur des transports, ce qui réduit la part exportable de la production lorsqu’elle régresse ou, au mieux, stagne.

Article complet: 

Les exportations

Un tiers du pétrole produit en Algérie et près de la moitié de son gaz naturel marchand, en dehors des quantités réinjectées dans le sous-sol, sont pour l’essentiel consommés sur place par les ménages et le secteur des transports, ce qui réduit la part exportable de la production lorsqu’elle régresse ou, au mieux, stagne.

L’hydrocarbure constitue plus de 95% des exportations algérienne.

Sources et références bibliographiques

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