Avant le choc de 2020, le secteur combine déjà baisse des prix et érosion des volumes. Ce dossier rassemble les principaux indicateurs de production, d’exportation et de transformation disponibles dans les sources institutionnelles, puis les replace dans leur contexte économique.
Les repères à retenir pour lire l’année 2019 sans confondre production, volumes exportés, prix et recettes.
Interpréter les chiffres au-delà de leur niveau brut.
2019 marque un affaiblissement simultané de la rente externe et de la dynamique productive : les recettes d’exportation baissent de près de 5,8 milliards de dollars et les exportations en volume reculent selon l’ONS.
Valeur, volumes et prix unitaires par grande famille de produits. Cette ventilation montre pourquoi une simple lecture du prix du brut ne suffit pas à expliquer les recettes du secteur.
| Produit | Valeur exportée | Volume | Prix unitaire |
|---|---|---|---|
| Pétrole brut | 11,23 Md $ | 174,1 M barils | 64,4 $/baril |
| Condensât | 2,19 Md $ | 39,1 M barils | 56,1 $/baril |
| Produits raffinés | 6,82 Md $ | 108,1 M barils | 63,1 $/baril |
| GPL | 2,43 Md $ | 68,0 M barils | 35,8 $/baril |
| GNL | 3,73 Md $ | 25,2 M m³ | 6,2 $/MMBtu |
| Gaz naturel | 6,76 Md $ | 29,0 Md m³ | 6,8 $/MMBtu |
Source : Banque d’Algérie, Rapport annuel 2019, tableau 18 — données du Ministère de l’Énergie.
Le secteur doit être lu comme une chaîne : exploration-production → transport → liquéfaction / raffinage → marché intérieur → exportation → recettes fiscales et extérieures.
La production primaire conditionne le potentiel de vente, mais la valeur captée dépend aussi de la composition du mix : pétrole brut, gaz naturel, GNL, GPL, condensats et produits raffinés. L’évolution du raffinage modifie également les besoins d’importation de carburants et donc l’effet net sur la balance extérieure.
La concentration des exportations sur les hydrocarbures transmet directement les cycles de prix aux recettes en devises, à la liquidité extérieure et, indirectement, aux finances publiques. L’analyse AB sépare donc systématiquement l’effet prix de l’effet volume.
Recettes d’exportation d’hydrocarbures. La série met en évidence le choc de 2020, le pic de 2022 puis la normalisation de 2023–2024.
Pour 2023, la valeur de 50,496 Md $ reprend la présentation révisée du Rapport annuel 2024 de la Banque d’Algérie. Les publications antérieures peuvent afficher une valeur légèrement différente en raison des révisions statistiques.
Priorité aux sources institutionnelles. Les chiffres sont rattachés à leur périmètre : SONATRACH pour la production du groupe, Banque d’Algérie / Ministère de l’Énergie pour les exportations, ONS pour les comptes nationaux.
Les données « production primaire SONATRACH » ne doivent pas être confondues avec d’autres agrégats énergétiques nationaux publiés par le Ministère de l’Énergie. Lorsque les périmètres diffèrent, ils sont conservés séparément.
Passer du dossier annuel aux déterminants structurels du secteur.