Sphère réelle 2024

📊 L’activité économique, en bref

L’activité économique regroupe toutes les actions liées à la production, la distribution et la consommation de biens et de services.
L’économie réelle concerne les activités productives qui créent une richesse concrète : industrie, agriculture, services, commerce.


🔑 Indicateurs clés

    PIB : mesure la valeur totale des biens et services produits dans un pays.
     Inflation : indique la hausse des prix et son impact sur le pouvoir d’achat.
     Chômage : mesure la part de la population active sans emploi mais en recherche de travail.


🎯 Algeria Business simplifie l’économie algérienne pour mieux comprendre les enjeux du développement.

Note de conjoncture – 2024 - Algérie | Lecture investisseurs

PIB Nominal Mlds $
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Déficit budgétaire
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Inflation
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En 2024, l’économie algérienne a fait preuve d’une résilience notable dans un contexte international moins porteur. La croissance du PIB réel s’est établie à 3,6 %, après 4,1 % en 2023, traduisant un ralentissement maîtrisé sans rupture de dynamique. La croissance est désormais majoritairement tirée par les secteurs hors hydrocarbures, signal d’une transformation progressive du modèle économique.

La croissance hors hydrocarbures, à 4,8 %, a été portée par les services, l’agriculture, la construction et les activités marchandes, compensant le recul du secteur énergétique. En valeur, le PIB nominal a atteint 35 788 milliards de dinars (environ 265 milliards USD), reflétant une activité économique soutenue dans un contexte d’inflation en nette décélération.

Sur le plan macroéconomique, l’inflation a ralenti à 4,4 %, favorisant une meilleure visibilité pour les acteurs économiques. La balance des paiements s’est rapprochée de l’équilibre, sous l’effet de la baisse des exportations d’hydrocarbures, tandis que les réserves de change, à 68,3 milliards USD, assurent plus de 15 mois d’importations, renforçant la stabilité financière externe. La dette extérieure reste marginale (1,08 % du PIB), limitant les risques de financement externe.

En revanche, le cadre budgétaire demeure un point de vigilance. Le déficit public avoisine 14 % du PIB, conséquence d’une politique budgétaire expansionniste et du recul des recettes pétrolières. Cette orientation soutient l’activité à court terme mais pose des enjeux de soutenabilité à moyen terme.

🔍 Lecture investisseurs

✔ Économie résiliente et faiblement endettée
✔ Transition progressive vers une croissance hors hydrocarbures
✔ Secteurs porteurs : services, agriculture, construction, infrastructures
⚠ Points de vigilance : finances publiques, dépendance énergétique, déficit courant

👉 À moyen terme, l’attractivité de l’économie algérienne dépendra de la consolidation des réformes structurelles, de l’amélioration du climat des affaires et de la capacité à transformer la croissance interne en opportunités d’investissement productif

PIB 2024

Croissance en volume
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Croissance en volume
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Croissance en volume
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📊 Évolution de la croissance économique en Algérie (2023–2024)

Après la forte reprise post-crise sanitaire, l’économie algérienne a poursuivi sa croissance en 2024, mais à un rythme plus modéré. Cette évolution s’inscrit dans un contexte international moins favorable et une normalisation du secteur des hydrocarbures. L’analyse distingue clairement la croissance en valeur (PIB nominal) et la croissance en volume (PIB réel), afin de mieux comprendre la dynamique économique réelle.

Sur la base d’un taux de change moyen de 1 USD ≈ 134,15 DZD, en 2024, cela représente environ 265 milliards de dollars.


1️⃣ PIB nominal (en valeur)

Le PIB nominal mesure la richesse produite aux prix courants, c’est-à-dire sans correction de l’inflation.

En 2024, le PIB nominal de l’Algérie a atteint 35 788 milliards de dinars, contre 33 638 milliards en 2023, soit une hausse de 6,4 %.
Cette progression en valeur s’explique par :

  • une croissance réelle des volumes produits de 3,6 %,
  • et une hausse des prix (déflateur du PIB) de 2,7 %.

👉 La croissance nominale reflète donc à la fois l’augmentation de l’activité économique et l’effet des prix.


2️⃣ PIB réel (en volume)

Le PIB réel, aussi appelé PIB en volume, mesure la croissance corrigée de l’inflation. Il permet d’évaluer la performance économique réelle.

  • Croissance du PIB réel :
  • . 3,6 % en 2024
  • . 4,1 % en 2023

Le ralentissement de 0,5 point entre 2023 et 2024 est entièrement attribuable à la contraction du secteur des hydrocarbures, dont la valeur ajoutée a reculé en volume.

3️⃣ PIB hors hydrocarbures (en volume)

À l’inverse, le PIB hors hydrocarbures, mesuré en volume, a montré une dynamique plus favorable :

  • . 4,8 % en 2024
  • . 4,2 % en 2023

Cette accélération confirme le rôle moteur des services, de l’agriculture, du BTP et des autres activités non énergétiques. À l’exception de l’industrie, l’ensemble des grands secteurs hors hydrocarbures ont enregistré une amélioration de leur croissance réelle entre 2023 et 2024.

4️⃣ Structure du PIB en valeur

En termes de PIB nominal (en valeur), l’économie algérienne reste dominée en 2024 par : les services, les hydrocarbures, l’agriculture et la pêche, la construction. Les secteurs de l’industrie et de la production et distribution d’électricité et de gaz ne représentent ensemble que 5,92 % du PIB total, soulignant le potentiel encore important de diversification productive.

🎯 Lecture économique globale

L’année 2024 marque une phase de transition :

 .    la croissance reste positive, 

. mais elle devient moins dépendante des hydrocarbures.

Le principal enjeu à moyen terme est désormais de consolider la croissance en volume hors secteur énergétique, afin de renforcer durablement la création de valeur, l’emploi et la résilience de l’économie algérienne.

Lecture sectorielle

Hydrocarbures
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Agriculture
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Industrie
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Electicite & gaz
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Construction
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📊 Économie algérienne 2024 – Lecture sectorielle 

En 2024, l’économie algérienne poursuit sa croissance dans un contexte international moins favorable. La dynamique économique révèle un rééquilibrage progressif : la croissance devient moins dépendante des hydrocarbures et davantage portée par les secteurs hors énergie.


🛢️ Hydrocarbures : principal facteur de ralentissement

Après une bonne performance en 2023, le secteur des hydrocarbures enregistre un repli en 2024.

  • Croissance en volume : –1,4 % (contre +3,6 % en 2023)

  • Valeur ajoutée nominale : 6 023 milliards DZD (≈ 45 milliards USD)

  • Part dans le PIB : 16,8 % (contre 19,1 % en 2023)

Les recettes d’exportation d’hydrocarbures ont reculé à 45,2 milliards USD (–10,4 %), sous l’effet combiné :

  • de la baisse des prix du gaz et du pétrole,

  • et du recul des volumes exportés (–5 %).


🌾 Agriculture et pêche : fort moteur de croissance

Le secteur agricole affiche une nette reprise en 2024, soutenue par de meilleures conditions climatiques et l’investissement.

  • Croissance en volume : +5,1 % (contre +2,9 % en 2023)

  • Valeur ajoutée nominale : 4 861 milliards DZD (≈ 36 milliards USD)

  • Poids dans le PIB hors hydrocarbures : 16,3 %

La production céréalière a fortement rebondi, tandis que les filières oléicole, viticole et maraîchère ont confirmé leur amélioration.


🏭 Industrie : progression contrastée

L’industrie progresse en valeur, mais sa croissance réelle ralentit.

  • Valeur ajoutée : 1 670 milliards DZD (≈ 12,4 milliards USD)

  • Croissance en volume : +5,8 % (contre +6,3 % en 2023)

  • Part dans le PIB hors hydrocarbures : 5,6 %

Le ralentissement de certaines branches manufacturières a été partiellement compensé par la bonne tenue des industries alimentaires et du textile.


⚡ Électricité et gaz : croissance stable

  • Valeur ajoutée : 449 milliards DZD (≈ 3,3 milliards USD)

  • Croissance en volume : +5,8 %

La consommation d’électricité a progressé de 6,1 %, atteignant 83 205 GWh, portée par les ménages et les entreprises.


🏗️ Construction : soutien régulier à l’activité

  • Valeur ajoutée : 4 767 milliards DZD (≈ 35,5 milliards USD)

  • Croissance en volume : +3,6 %

  • Contribution à la croissance hors hydrocarbures : 0,57 point

Les livraisons de logements ont augmenté de 36 %, confirmant le rôle stabilisateur du secteur.


🛍️ Services : pilier central de l’économie

Les services demeurent le principal moteur de la croissance.

  • Valeur ajoutée : 16 237 milliards DZD (≈ 121 milliards USD)

  • Part du PIB hors hydrocarbures : 54,5 %

  • Contribution à la croissance hors hydrocarbures : 2,44 points

Le commerce, les transports, l’administration publique et les services aux entreprises restent les principaux leviers.


🎯 À retenir (Algeria Business)

✔ La croissance 2024 repose majoritairement sur les secteurs hors hydrocarbures
✔ L’agriculture, les services et la construction tirent l’activité
✔ Le recul des hydrocarbures pèse, mais ne bloque plus la dynamique globale
✔ L’enjeu clé : consolider une croissance durable en volume, créatrice d’emplois

📊 Demande globale : une croissance toujours portée par le marché intérieur

En 2024, la demande intérieure demeure la principale composante de la demande globale et le moteur central de la croissance économique en Algérie. Toutefois, son rythme s’est légèrement modéré par rapport à 2023, dans un contexte marqué par la baisse des exportations en volume.

Le ralentissement de la croissance économique, passée de 4,1 % en 2023 à 3,6 % en 2024, s’explique principalement par la contraction des exportations de biens et services, malgré la résilience de la demande interne.


🧩 Structure de la demande globale (en valeur)

Aux prix courants, la demande globale se répartit comme suit en 2024 :

  • Consommation finale : 59,1 % du PIB

  • Accumulation brute (investissement et stocks) : 40,7 % du PIB

  • Exportations nettes : 0,2 % du PIB

👉 Cette structure confirme le poids dominant de la consommation et de l’investissement dans l’économie nationale.


🛒 Demande intérieure : dynamique mais en décélération

La demande intérieure en volume a progressé de 6,9 % en 2024, après 7,4 % en 2023, confirmant un niveau élevé d’activité économique interne.

Cette croissance est tirée principalement par :

  • la formation brute de capital fixe (investissement) : +9,5 %,

  • la consommation finale : +3,6 %, dont :

    • +4,0 % pour les ménages,

    • +2,8 % pour l’administration publique.


📦 Importations : forte hausse sous l’effet de la demande

Les niveaux élevés de la demande intérieure ont entraîné une augmentation marquée des importations en volume pour la deuxième année consécutive :

  • Importations totales : +12,0 % en 2024 (17,9 % en 2023)

    • Biens : +13,1 %

    • Services : +3,4 %

La décélération observée en 2024, notamment pour les biens, plaide pour :

  • un renforcement progressif de l’offre intérieure,

  • et une meilleure maîtrise de l’évolution de la demande, en particulier de la consommation finale.


🌍 Exportations : recul global malgré les services

En 2024, les exportations totales de biens et services ont reculé de 2,9 % en volume, après une hausse de 3,4 % en 2023.

Cette contraction concerne :

  • les exportations d’hydrocarbures (–3 %),

  • les exportations hors hydrocarbures (–13,8 %),

et ce, malgré la forte progression des exportations de services (+14,3 %).


🎯 Lecture économique (Algeria Business)

✔ La croissance 2024 reste principalement tirée par la demande intérieure
✔ L’investissement demeure le levier le plus dynamique
✔ La contraction des exportations pèse sur la croissance globale
✔ La hausse des importations souligne l’enjeu de renforcer l’offre locale

👉 Le défi majeur consiste à équilibrer demande et production, afin de réduire la dépendance aux importations et de soutenir une croissance durable.

L'inflation

Inflation en Algérie en 2024 : une dynamique de désinflation confirmée

En 2024, l’inflation en Algérie a connu un ralentissement significatif, marquant une rupture avec les fortes tensions observées les années précédentes. À fin décembre 2024, l’inflation des prix à la consommation s’est établie à 2,98 %, contre 7,84 % à fin 2023, tandis que le taux d’inflation au niveau national est passé de 7,18 % à 4,40 % sur la même période.

Cette évolution s’explique par une décélération progressive dès le second semestre, avec une baisse continue de l’inflation de 5,65 % en juillet à 2,98 % en décembre, soit un recul de 2,66 points de pourcentage en six mois. Le mouvement désinflationniste a touché plusieurs catégories de biens, en particulier les produits agricoles frais, dont l’inflation a fortement chuté, passant de 15,30 % à 2,88 %, sous l’effet du repli des prix des fruits, légumes et de la viande de poulet.

L’inflation sous-jacente confirme cette tendance, avec un taux de 3,02 % hors produits agricoles frais et de 4,15 % hors produits agricoles frais et produits réglementés, traduisant un apaisement global des pressions sur les prix, soutenu également par la baisse des prix mondiaux et des coûts à l’importation.

Indice général
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Variation
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variation en glissement annuel (%)
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Inflation (moyenne annuelle) %
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Prix à la consommation en 2024

Les prix à la consommation mesurent l’évolution du coût des biens et services achetés par les ménages pour leurs besoins courants, à travers l’indice des prix à la consommation (IPC). En Algérie, cet indicateur constitue une référence essentielle pour analyser l’inflation, l’évolution du pouvoir d’achat et l’impact réel des variations de prix sur la vie quotidienne des ménages.

À fin 2024, l’inflation au niveau national s’est établie à 4,40 %, contre 7,18 % à fin 2023, enregistrant une baisse de 2,78 points de pourcentage. Cette dynamique désinflationniste est encore plus marquée au niveau du Grand Alger, où l’inflation est passée de 7,84 % à 2,98 %, soit une décélération de 4,85 points de pourcentage en un an.

L’analyse du panier de consommation montre que le recul de l’inflation globale s’explique par la décélération des prix dans six groupes sur huit, en particulier les groupes « Alimentation et boissons non alcoolisées », « Habillement et chaussures », « Santé et hygiène corporelle » et « Éducation, culture et loisirs », dont les taux d’inflation ont fortement diminué par rapport à 2023.

La baisse de l’inflation en 2024 est principalement portée par le net ralentissement des prix alimentaires, dont l’inflation est passée de 10,25 % en 2023 à 1,29 % en 2024, réduisant fortement leur contribution à l’inflation globale malgré leur poids élevé dans le panier de consommation. Cette évolution est liée au recul marqué des prix des produits agricoles frais, avec des déflations importantes sur plusieurs produits de base, notamment les fruits, les légumes, la volaille et les œufs.

En parallèle, les biens manufacturés ont enregistré une inflation de 5,57 %, contre 6,71 % en 2023, constituant néanmoins le principal contributeur à l’inflation globale en 2024. Les prix des services, quant à eux, ont progressé plus modérément, avec une inflation de 1,84 %, contre **3,37 % l’année précédente, traduisant un apaisement général des tensions inflationnistes sur l’ensemble de l’économie.

Évolution de l'indice par sous groupe

  • Alimentation et boissons non alcoolisées : l’inflation a nettement reculé à 1,24 %, contre 10,25 % en 2023, sous l’effet de la baisse marquée des prix des produits agricoles frais.

  • Produits agricoles frais : l’inflation est tombée à 2,89 %, après 15,29 % en 2023, avec des déflations importantes sur les fruits, légumes, volaille et œufs.

  • Produits alimentaires industriels : les prix ont légèrement reculé en 2024 (-0,54 %), après une hausse de 4,99 % en 2023.

  • Biens manufacturés : l’inflation a décéléré à 5,57 %, contre 6,71 % en 2023, constituant néanmoins le principal contributeur à l’inflation globale

  • Services : la hausse des prix s’est limitée à 1,84 %, après 3,37 % l’année précédente.

  • Habillement et chaussures : l’inflation a fortement diminué, s’établissant à 4,16 %, contre 9,73 % en 2023.

  • Santé et hygiène corporelle : les prix ont progressé de 2,94 %, contre 9,72 % un an plus tôt.

  • Éducation, culture et loisirs : l’inflation a chuté à 0,19 %, après 4,73 % en 2023.

  • Meubles et articles d’ameublement : les prix ont enregistré une accélération, avec une inflation de 5,04 %, contre 4,36 % en 2023.

  • Divers : l’inflation a augmenté à 12,15 %, contre 9,92 %, tirée notamment par la hausse des prix des bijoux et montres.

Inflation des prix des produits réglementés

L’indice des prix des produits réglementés, représente plus du quart de l’indice global (26,13 %) et se compose de quatorze (14) produits dont six (06) alimentaires. En moyenne annuelle, la tendance haussière de l’inflation des prix des produits règlementés, amorcée en novembre 2020 (0,02 %), s’est poursuivie pour atteindre 5,69 % en 2021. Cette hausse a concerné cinq (5) produits incluant quatre biens alimentaires, dont la plus grande variation concerne les prix des huiles végétales, qui ont progressé de 42,27 %, contre 0,93 % en 2020.
Les prix de sucre ont augmenté de 11,8 %, après une déflation de 8,61 % l’année précédente, et ceux de la farine de 9,7 %, après avoir été stable pendant deux années consécutives. Aussi, les prix de la semoule ont progressé de 4,43 % en 2021, contre 1,5 % en 2020. Pour les produits réglementés non alimentaires, les prix de l’essence (le seul dont la variation des prix est non nulle) ont affiché une augmentation de 5,5 % en 2021, moins importante que celle enregistrée l’année passée (7,84 %).

PRIX DES BIENS DE CONSOMMATION IMPORTES

L’indice FAO19 des prix des produits alimentaires, qui mesure la variation des cours internationaux des produits alimentaires les plus couramment échangés (sucre, huiles, céréales, produits laitiers et viandes) s’est établi en moyenne à 125,8 points en 2021(base 100 en 2014-2016), soit une hausse de 28,16 % par rapport à 2020, atteignant le niveau le plus élevé depuis 2011 (23,55%). Pour l’ensemble de 19 L’indice FAO est un indice pondéré par les échanges commerciaux qui permet le suivi des cours mondiaux de cinq l’année 2021, l’Indice FAO des prix des céréales a atteint son plus haut niveau annuel depuis 2012 et a été en moyenne 27,19 % plus élevé qu’en 2020.
Selon la FAO, il s’agit d’une hausse de 44,1 % pour le maïs et de 31,3 % pour le blé, cependant, le riz a affiché une baisse de 4 %. Les prix des huiles végétales ont augmenté de 65,77 % par rapport à 2020, les prix du sucre ont atteint 45,69 % leur plus haut niveau depuis 2016 (34,19 % en 2016), les prix de la viande étaient supérieurs de 12,86 % aux prix de l’année 2020, et les prix des produits laitiers ont progressé de 16,97 % par rapport à l’année 2020

Les cours des produits laitiers ont évolué de 16,97 % en 2021, portant leur indice des prix annuel moyen à 119,1 points, (base 100 en (20142016)). Concernant la poudre de lait, son cours a atteint 3 855,19 dollars US la tonne en 2021, soit une augmentation de 26,76 % en moyenne annuelle contre une déflation de 4,54 % l’année précédente. Cette hausse s’explique par l’épuisement des stocks, et le resserrement des marchés mondiaux dû à la réduction des disponibilités exportables, en provenance de l’Europe de l’Ouest. En outre, les retards dans le traitement et le transport du lait dus au manque de maind’œuvre lié à la covid19 ont aussi contribué à la hausse des prix des produits laitiers.

Pour le marché sucrier, les cours du sucre ont gagné 45,69 %, en moyenne annuelle, ramenant leur cours moyen à 415,52 dollars US la tonne,dans un contexte soutenu par une faible récolte de canne au Brésil, premier producteur, suite à des conditions météorologiques défavorables. Ainsi, la réduction de l’offre avait profité aux cours mondiaux, cela d’autant plus qu’en Inde, le gouvernement a réduit sa subvention à l’exportation de sucre à 55 dollars US par tonne contre 80 dollars US un an plus tôt, une démarche de nature à inciter l’industrie à limiter son volume écoulé sur le marché mondial

Prix des valeurs unitaires à l’importation de marchandises

L’indice national des valeurs unitaires à l’importation, qui suit la variation mensuelle des cours à l’importation de marchandises regroupées selon la classification type pour le commerce international (CTCI), s’est établi à 166,0 points en 2021 (base 100 en 2011), soit
une hausse de 22,6 % par rapport à l’année 2020.
Dans le détail, l’IVU des produits « alimentaires et animaux vivants importés » a enregistré un taux d’inflation de 25,6 % en 2021, contre 10,1 % en 2020, tout en contribuant à hauteur de 11,2 % à l’évolution de l’IVU global.

L’évolution des prix à l’importation des « Combustibles minéraux, lubrifiants et produits connexes » a marqué une nette progression en 2021, atteignant un taux de 83,8 % après la déflation de 16 % enregistrée en 2020, contribuant ainsi à hauteur de 23,1 % à la
croissance de l’IVU global en 2021. De même, la variation des prix à l’importation des « Huiles graisses et cires d’origine animale ou végétale » a affiché un taux d’inflation de 72,3 % au cours de l’année sous revue contre une hausse de 14,3 % en 2020, contribuant ainsi à hauteur de 24,8 % à l’évolution de l’IVU global en 2021

EMPLOI

Population active du moment
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Population occupée du moment
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Taux de chômage globale au sens BIT
0 %
Taux de chômage féminin
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La population Active du moment

En mai 2019, la population Active du moment, au sens du Bureau International du Travail (BIT), est estimée à 12.730.000 personnes au niveau national, avec une hausse atteignant 267.000 par rapport à septembre 2018 et 304.000 comparativement à avril 2018.

 

La population active féminine a atteint, pour sa part, 2.591.000, soit 20,4% de la population active totale.

 

Le taux de participation à la force de travail de la population âgée de 15 ans et plus (ou taux d’activité économique) a atteint 42,2%, enregistrant un gain d’un demi-point (0,5), par rapport à septembre 2018.

 

Décliné par sexe, il est estimé à 66,8% auprès des hommes et à 17,3% chez les femmes. Cette augmentation de la population active enregistrée entre septembre 2018 et Mai 2019, est la résultante d’une augmentation significative du volume de la population occupée du moment (+280.000), associée un léger recul de la population à la recherche d’emploi au cours de cette période (-13.000).

La population occupée du moment

La population occupée du moment est estimée à 11.281.000 dont 2.062.000 femmes. La population féminine occupée forme 18,3% de la main d’œuvre totale. L’enquête fait ressortir une augmentation de 280.000 dans le volume de la population occupée par rapport à septembre 2018, soit un accroissement relatif de 2,5%.

 

Le taux d’emploi (ou ratio emploi population), défini comme étant le rapport de la population occupée à la population âgée de 15 ans et plus est de 37,4% au niveau national. Décliné par sexe, il atteint 60,7% auprès des hommes et 13,8% chez les femmes.

 

Cette période a été marquée par une augmentation du volume de l’emploi salarié permanent et de l’auto emploi et par rapport à septembre 2018, avec un solde positif de 270.000 et 91.000 respectivement. En revanche, on assiste à une décroissance importante du volume des salariés non permanents, estimée à 49.000.

 

Près de sept occupés sur dix sont salariés (67,6%). Cette part est plus importante auprès des femmes, puisqu’elle atteint 78,6%.

 

Les résultats de l’enquête font ressortir notamment, que 16,8% de la main d’œuvre totale exerce dans le secteur du BTP (construction), 16,1% dans l’administration publique hors secteur sanitaire, 15,7% dans le commerce, 14,9% dans la santé et l’action sociale et 11,5% dans le secteur des industries manufacturières.

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