Rapports 2ème semestre 2020 - FMI & BM

Les deux institutions de Washington anticipent un recul de l’activité en 2020, de -5,5% pour le FMI et de -6,5% pour la BM, soit une nette dégradation par rapport aux prévisions d’avril (respectivement -5,2% et -3,0%). Le rebond pour 2021 est estimé à +3,2% par le FMI et à +3,8% par la Banque mondiale.

 

D’après les rapports du FMI et de la BM, la croissance algérienne est à court terme impactèe par

i) les conséquences de la pandémie de Covid-19 (atrophie de la consommation et de l’investissement) 

ii) les difficultés du secteur des hydrocarbures (contraction de la production et faiblesse des prix).

Sources TF

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Croissance économique

Inflation

Le FMI et la Banque mondiale divergent quant à leurs prévisions d’inflation pour 2020, estimée à 3,5% par le FMI et à 2,1% par la BM. En revanche, les deux institutions s’accordent sur une inflation à 3,8% en 2021.

Les prévisions de déficits budgétaire et courant pour 2020 du FMI (-11,5% et -10,5% du PIB) sont nettement plus optimistes que celles de la BM (-15,8% et -13,4% du PIB). Ces déficits devraient rester conséquents en 2021 (supérieurs à 10% du PIB).

Comptes publics et extérieurs

D’après les rapports du FMI et de la BM, la croissance algérienne est à court terme impactée par :

i) les conséquences de la pandémie de Covid-19 (atrophie de la consommation et de l’investissement)

ii) les difficultés du secteur des hydrocarbures (contraction de la production et faiblesse des prix).

 

La Banque mondiale estime toutefois que l’ensemble du modèle économique algérien reposant sur la dépense publique « s’essouffle », avec un secteur privé « sous-développé, peu productif et principalement informel », d’où l’urgence de reformes structurelles qui restaureraient la confiance et favoriseraient l’investissement privé.

En parallèle, les deux institutions signalent que les équilibres budgétaires et extérieurs algériens sont mis sous pression par le recul tendanciel des exportations d’hydrocarbures. Le FMI insiste sur la vulnérabilité de l’Algérie aux chocs exogènes, en raison de « l’omniprésence » de l’Etat et de ses interventions financées par les hydrocarbures, et alerte sur la forte progression de la dette publique algérienne (de 9% en 2015 à 57% du PIB en 2020).

La BM craint pour sa part un nouvel ajustement du taux de change qui conduirait à un recours au financement monétaire. Enfin, les deux institutions notent une dégradation de la qualité des actifs bancaires, et notamment des prêts aux entreprises publiques. Le FMI appelle à renforcer l’indépendance et les pouvoirs des autorités de supervision afin d’éviter une sous-capitalisation de l’ensemble du système bancaire.

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