La consommation alimentaire en Algérie

Disponibilités des principaux groupes d’aliments

Modèle de consommation

Ration alimentaire

Disponibilités alimentaire - quantité

Disponibilités alimentaire - qualité

Produits consommés et sources d'approvisionnement

Céréales

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Le blé dur reste la base de l’alimentation en céréales et du régime alimentaire en Algérie. Produit traditionnel ancré dans la tradition avec la semoule, souvent préparées au sein des ménages sous forme de galettes, mais qui est de plus en plus concurrencé par le blé tendre (pain), utilisé notamment pour la fabrique de la baguette. Le pain et les galettes se substituent réciproquement. A cela, il faut rajouter la maïs et l’orge. Les pâtes alimentaires de type européen concurrencent les pâtes alimentaires traditionnelles dont il existe une grande diversité : couscous, trida, rechta, chekhchoukha, etc. 

Les céréales fournissent 54% des apports énergétiques (des calories) et 62% des apports protéiques du ratio alimentaire journalier, ils occupent 40% de la SAU et constituent 40% de la valeur des importations en produits alimentaires.

L’Algérie est l’un des plus grands pays consommateurs de céréales au monde. On évalue la consommation humaine moyenne à plus de 214,27 kg de céréales par an et par habitant en 2018  (9 Mt par an, toutes céréales confondues). Ceci situe l’Algérie dans le podium mondial pour la consommation de blé par tête d’habitant avec plus de 200 kg, après le Maroc (260 kg) et devant l’Egypte et le Tunisie (207 kg) et la France (130 kg) et Espagne (100 kg).

Cette demande n’est couverte en moyenne qu’à 30% par la production locale, elle-même très dépendante de la pluviométrie. Les niveaux actuels des disponibilités en céréales résultent principalement d’importations massives, en particulier de blé et de maïs.  La totalité du maïs (99,9%) 4 356 206 tonnes était importé. La production algérienne de céréales est d’environ 5 Mt/an (2,5 Mt de BD, 1 Mt de BT et 1,5 Mt d’orge). Les importations algériennes de céréales sont comprises, selon les années, entre 8 et 11 M t (dont 3 à 4 M t de maïs destiné à l’alimentation animale). Entre 4 et 5 Mt proviennent de France et sont essentiellement constituées de blé tendre (BT) destiné à produire de la farine pour la fabrication de baguettes. Compte tenu de la faible production algérienne de Blé tendre  (1 Mt), la grosse partie du pain est fabriquée avec des Blé tendre importés. En revanche, la production algérienne de blé dur (BD) est plus importante (2,5 Mt) et permet de couvrir 60-70% des besoins de l’industrie.

Les céréales constituent le socle du modèle alimentaire algérien. Elles représentent environ 54 % des apports énergétiques et près de 62 % des apports en protéines d’origine végétale de la ration alimentaire quotidienne. Cette place prépondérante se retrouve également dans l’agriculture et le commerce extérieur.

En effet, les cultures céréalières occupent près de 40 % de la superficie agricole utile (SAU) du pays. Malgré cette importance, la production nationale reste fortement dépendante des conditions climatiques et ne couvre pas l’ensemble des besoins de consommation. L’Algérie demeure ainsi l’un des principaux importateurs mondiaux de céréales, celles-ci représentant près de 40 % de la valeur des importations alimentaires.

Historiquement, le blé dur constitue la base de l’alimentation algérienne. Il est principalement consommé sous forme de semoule, utilisée pour la préparation du couscous, des galettes et de nombreuses spécialités traditionnelles. Toutefois, les habitudes de consommation ont évolué au cours des dernières décennies avec une progression importante du blé tendre, utilisé pour la fabrication du pain, notamment la baguette, devenue un aliment incontournable du quotidien. Le maïs et l’orge complètent également les besoins de l’industrie agroalimentaire et de l’alimentation animale.

Avec une consommation annuelle estimée à plus de 220 kg de céréales par habitant, l’Algérie figure parmi les plus gros consommateurs de céréales au monde. Ce niveau est largement supérieur à celui observé dans de nombreux pays méditerranéens et européens, où la consommation est généralement comprise entre 90 et 140 kg par habitant et par an.

La lait et produits laitiers

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Sucre

Sucre

Huile

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La consommation moyenne nationale en huiles alimentaires est de l’ordre de 400 000 tonnes environ, soit 360 millions de litres par an. 

En Algérie, la consommation d’huiles alimentaires a considérablement augmenté ces dernières années en raison de l’augmentation de la population et de la croissance économique du pays. En effet, la consommation d’huiles est passée de 2,2 kg/habitant/an en 1975 à 13,4 kg/habitant/an en 2019.

La demande d’huiles alimentaires est principalement satisfaite par les importations, qui représentent environ 70% de la consommation nationale. L’huile de tournesol est la plus consommée en Algérie, suivie de près par l’huile d’olive. L’huile de soja et l’huile de palme sont également consommées, mais dans une moindre mesure.

Le gouvernement algérien a mis en place des politiques pour encourager la production locale d’huiles alimentaires afin de réduire la dépendance aux importations. Ces politiques ont notamment consisté en des subventions pour les agriculteurs et des mesures de protection douanière pour les producteurs nationaux. Toutefois, la production locale reste limitée et ne représente qu’une petite part de la consommation nationale.

Il convient également de noter que la consommation d’huiles alimentaires en Algérie est encore inférieure aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui recommande une consommation moyenne de 18 kg/habitant/an.

 

Légumes

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Les disponibilités en fruits et en légumes proviennent essentiellement de la production locale. L’offre globale est de l’ordre de 9 millions de tonnes environ, dont 5,5 millions de tonnes de fruits frais et 3,5 millions de tonnes de légumes. Les légumes frais sont issus de la production nationale alors que 250 000 tonnes/an de fruits (essentiellement banane et pommes) proviennent du marché international (Ministère du Commerce, 2016).

Viandes

Viandes rouges

L’Algérie consomme en moyenne 340 000 tonnes de viandes rouges et 240 000 tonnes de viandes blanches. La production moyenne annuelle est de l’ordre de 300 000 tonnes de viandes rouges ovines et bovines avec des importations d’appoint de 40 000 tonnes de viandes bovines congelées soit 12 % de la consommation. À cette quantité, s’ajoutent 240 000 tonnes de viandes blanches (poulet et dinde) issues totalement de la production avicole locale. On recense dans la filière avicole 1 950 producteurs privés qui s’activent dans l’élevage, l’abattage et l’importation.

Les viandes constituent une source essentielle de protéines dans l’alimentation des Algériens. La consommation nationale est estimée à environ 600 000 tonnes par an, réparties entre 340 000 tonnes de viandes rouges (bovines, ovines et caprines) et près de 260 000 tonnes de viandes blanches, principalement le poulet et la dinde. Avec une consommation moyenne d’environ 13 à 15 kg de viande par habitant et par an, l’Algérie reste en dessous des niveaux observés dans plusieurs pays européens, mais la demande progresse régulièrement sous l’effet de la croissance démographique et de l’amélioration du niveau de vie.

La filière des viandes rouges repose essentiellement sur l’élevage national, qui assure près de 90 % des besoins du marché. La production locale est estimée entre 300 000 et 320 000 tonnes par an, tandis que les importations de viande bovine, fraîche ou congelée, représentent généralement 10 à 15 % de la consommation nationale. Ces importations permettent principalement de stabiliser l’approvisionnement et de limiter les tensions sur les prix.

À l’inverse, la filière des viandes blanches est presque entièrement assurée par la production nationale. Avec une production annuelle d’environ 260 000 tonnes, l’aviculture est devenue l’une des filières agricoles les plus dynamiques du pays. Elle regroupe plusieurs milliers d’éleveurs, d’abattoirs et d’entreprises spécialisées, même si elle reste fortement dépendante des importations de maïs et de tourteaux de soja destinés à l’alimentation animale

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