Industries hors hydrocarbures

La présente publication donne un aperçu des principaux paramètres de l’activité industrielle en Algérie. La publication traite de de l’industrie au sens large, hors hydrocarbures. Des études spécifiques sont disponibles pour les d’activités des sous secteurs de l’industrie, comme les industries agroalimentaires, les industries mécaniques et un dossier est dédié aux industries des hydrocarbures.

Avertissement : l’ensemble des informations contenues dans cette publication provient soit des publication public de l’ONS, des douanes, la DGPP, ou des publications dans la presse

Sommaire

Classement dans la nomenclature

En première approximation, relèvent de l’industrie les activités économiques qui combinent des facteurs de production (installations, approvisionnements, travail, savoir) pour produire des biens matériels destinés au marché.

Une distinction est généralement établie entre l’industrie manufacturière et les industries d’extraction mais le contour précis de l’industrie dans chaque opération statistique est donné par la liste des items retenus de la nomenclature économique à laquelle cette opération se réfère. 

La Nomenclature algérienne des activités NAA rev1 classe les industries extractives dans la section B et les industries manufacturières dans le section C. 

Suivant la méthodologie de la production des statistiques de l’ONS on isoleras l’industrie des hydrocarbures à pars pour les données du secteur industrielle.

 

Importance de la branche

Dès l’indépendance, l’Etat algérien a fait de l’industrie un choix incontournable pour le développement du pays. Cependant, en dépit des réalisations importantes, l’industrie algérienne, passant par divers stades de turbulences, n’arrive toujours pas à trouver ses repères et n’arrive pas à se diversifier et à être compétitive au niveau international. L’industrie des hydrocarbures reste la première industrie du pays et la seule source de revenus du pays. 

 

Pour l’évolution historique de l’industrie algérienne, on distinguera deux périodes :

– La première période (1962, 1985), peut être caractérisée comme le processus d’industrialisation dans une économie administrée. Dans cette période l’Etat opte pour une industrie lourde (industries-industrialisantes) capable d’irradier positivement l’économie, avec la constitution de grandes entreprises public, le secteur privé est réduit à l’artisanat.
– Le contre-choc pétrolier de 1986 constitue un pivot puisqu’il va amener la fin du monopole industriel public. La seconde période qui commence en 1986, est caractérisée par la dialectique naissante entre État et marché qui suscite bien des hésitations quant au rôle de l’État et se traduit par la désindustrialisation et l’immobilisme politique.

Les indicateurs et indices clès

  • Production
    La production interne brute est l'agrégat fondamental du système comptable publique algérien.
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  • La valeur ajoutée
    Traduit le supplément de valeur donné par l'entreprise. C'est l'indicateur principal du calcul de la production interne.
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  • L'indice de la Production Industrielle
    Sert à mesurer la variation des quantités produites dans les secteurs industriel. Son élaboration est fondée sur les changements qui affectent aussi bien la population des entreprises de production que la structure de la production et de la valeur ajoutée. 
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  • L'indice des Prix à la production Industrielle
    Les indices des prix à la production industrielle mesurent les variations des prix « départ usine » des produits. Ils excluent toutes les taxes, marges de transport et marges commerciales que l’acheteur peut avoir à payer.
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Principaux chiffres en 2018

  • La croissance: 
    Après une croissance de 2,4% enregistrée en 2017, la production industrielle du secteur public national observe une baisse de 1,5% en 2018. Ce recul est dû aux variations négatives observées au cours des trois premiers trimestres de l’année, notamment, au cours du deuxième et du troisième qui se sont caractérisés par des baisses respectives de 4,2% et 1,8%. Toutefois, un timide relèvement, soit + 0,5% définit le quatrième trimestre 2018.
  • La valeur ajoutée
    La valeur ajoutée globale industrielle (hors hydrocarbures) dont le montant passe de 1044,9 milliards de Dinars en 2017 à 1127,9 milliards de Dinars en 2018, enregistre un taux d’accroissement annuel de +7,9% en 2018, soit une variation plus importante que celle relevée l’année précédente (+6,7%).
    La part de la valeur ajoutée du secteur privé avait observé une légère reprise entre 2016 et 2017 avec des taux respectifs de 49,8% et 50,4%. En 2018, elle marque une stagnation et garde le même taux, soit 50,4%. Par conséquent la part de la valeur ajoutée du secteur public se situe à 49,6% pour la deuxième année consécutive. Cette tendance est perceptible au niveau de l’ensemble des activités relevant du secteur.
  • Taux de capacités de production :
    Le (TUC) marque un fléchissement entre 2017 et 2018. Ce dernier passe, respectivement, de 55,9% à 50,7%. Cette tendance touche, notamment les hydrocarbures qui inscrivent une perte de 6,2 points, les Mines et Carrières, une perte de 22,8 points et les matériaux de construction -18,9 points, En revanche, un relèvement appréciable caractérise, particulièrement, les industries agro-alimentaires qui gagnent un total de 14,5 points et les Cuirs et Chaussures qui accumulent un gain de 10,9 points.
  • Evolution du chiffre d'affaire: 
    Avec un montant, passant de 453,9 milliards de dinars en 2017 à 452,7 milliards de dinars en 2018, le chiffre d’affaires réalisé par le secteur public, dans les Industries Manufacturières et les Mines et Carrières (Hors Hydrocarbures et Hors Energie) observe un léger repli en 2018, soit -0,3%.
5.8%

Part dans la VA totale

Evolution de la valeur ajoutée par grand secteur

 

 

 

 

Evolution de la production brut par sous secteur

  

  

 

 

Evolution du commerce extérieur

Les importations : 

Avec un montant, passant de 2.941,6 milliards de Dinars en 2017 à 3.423,2 milliards de Dinars en 2018, les importations en biens d’équipement industriel et biens intermédiaires enregistrent une croissance de 16,4%. Cette tendance est perceptible au niveau de l’ensemble des produits. Après deux baisses consécutives enregistrées en 2016 et 2017 (respectivement -1,6% et -7,9%), les importations en biens d’équipement industriel, dont le montant passe de 1.553,0 milliards de Dinars en 2017 à 1.922,7 milliards de Dinars en 2018, affichent un relèvement de 23,8%. Avec un poids de 56,2% dans la structure totale des importations en 2018, les biens d’équipements continuent d’occuper le premier rang.

Les importations de biens intermédiaires observent, également, une hausse de 8,1% en 2018 par rapport à l’année précédente qui s’est caractérisée par une baisse de 2,4%. Cette tendance est observable tant au niveau des matières premières et des produits bruts dont la hausse se situe à 30,7% avec une part de 6,5% dans la structure totale qu’au niveau des demi-produits dont le taux est de +4,9%. Ces derniers occupent une part importante dans la structure totale des importations, soit 37,4%.

 

Les exportations

Les exportations en produits industriels (hors hydrocarbures), dont le montant passe de 173,1 milliards de dinars en 2017 à 293,6 milliards de dinars en 2018, poursuivent leur tendance à la hausse. Ces dernières observent une croissance de 69,6% en 2018 par rapport à 2017 qui s’est caractérisée, également, par une variation positive mais de moindre ampleur (+8,3%). Avec un gain de 2,5 points par rapport à l’année 2017 et un poids de 92,8%, les semi-produits occupent la première place dans la structure totale des exportations. La valeur de ces dernières passe de 156,4 milliards de dinars en 2017 à 272,4 milliards de dinars en 2018, soit une variation de +74,1%.

Les équipements industriels poursuivent leur tendance à la hausse en enregistrant une croissance de 21,9% en 2018. Toutefois, ce taux reste de moindre ampleur que celui observé aux deux dernières années (respectivement, +205,6% et +45%. La part des équipements industriels dans la structure totale des exportations est de 3,5% en 2018. Avec un montant des exportations passant de 8,1 milliards de dinars en 2017 à 10,8 milliards de dinars en 2018, les matières premières et produits bruts marquent une augmentation de 33,0%. Leur part, dans la structure totale, se situe à 3,7% en 2018.

Pour aller plus en détails

Le commerce extérieur
Sources et références bibliographiques

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