Sphère réelle 2018

Chiffres clefs

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Millions au 1er janvier 2019

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Rythme annuel moyen de
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Total population active

Comment s’y retrouver dans toutes les publications sur l’économie algérienne ?  Comment identifier les chiffres clés ? Comment aller à l’essentiel ? 

Algeria Business vous donne les clefs de compréhensions. 

Retrouvez ici toutes les statistiques des principaux agrégats de la sphère réelle de l’économie algérienne avec mise une à jour régulière suivant les publications de l’ONS et de la Banque d’Algérie. 

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Définition de la population

La définition de population englobe tous les résidents indépendamment de leur statut légal ou de leur citoyenneté, à l’exception des réfugiés qui ne sont pas établis en permanence dans leur pays d’adoption. Ceux-ci sont généralement considérés comme faisant partie de leur pays d’origine.

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Au 1er janvier 2019, la population résidente totale en Algérie a atteint 43 millions d’habitants.

L’année 2018 a été marquée par un volume de naissances vivantes dépassant le seuil d’un million de naissances pour la cinquième année consécutive, ainsi qu’une augmentation significative du volume des décès. En revanche, le volume des mariages enregistrés continue son recul entamé depuis 2014.

Durant cette année nous assistons à une stagnation du taux de mortalité infantile pour la seconde année consécutive, alors que le taux de mortinatalité continue de décroitre franchement. Par ailleurs, l’espérance de vie à la naissance a connu une légère hausse.

Evolution & structure 2018

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Naissances vivantes
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Divorces

ÉVOLUTION DE LA POPULATION

Au cours de l’année 2018, la population résidente en Algérie est estimée à 42 578 000 personnes en date du 1er juillet.

 

L’accroissement naturel enregistré durant l’année a atteint 845.000 personnes, avec un taux d’accroissement naturel de 1,99%, enregistrant un recul de 0,1 point par rapport à l’année 2017.

 

Notons que c’est la première fois, depuis 2009 que ce taux atteint un niveau inférieur à 2%. Deux facteurs peuvent expliquer cette baisse ; le recul du volume des naissances par rapport à 2017 et l’augmentation du volume des décès. 

 

Ainsi, et sous l’hypothèse du maintien du rythme de croissance de l’année 2018, la population résidente totale atteindrait 43,9 millions au 1er janvier 2020.

STRUCTURE DE LA POPULATION

Sous l’effet de la natalité croissante, la part de la population âgée de moins de cinq ans est passée de 11,9% à 11,8% entre 2017 et 2018, tandis que la part de la population âgée de moins de 15 ans poursuit sa progression puisqu’elle passe de 29,7% à 30,1% durant la même période.

 

La part de la population en âge d’activité (15 à 59 ans) continue d’enregistrer une régression, passant ainsi de 61,1% à 60,6%, entre 2017 et 2018.

 

La part des personnes âgées de 60 ans et plus est passée de 9,1% à 9,3% au cours de cette même période. En volume, elle atteint un effectif de 3 969 000 personnes (soit 166 000 personnes de plus par rapport à 2017).

 

Le volume de la population féminine en âge de procréer (15-49 ans) a atteint 11,0 millions de femmes alors qu’il était de 10,9 millions en 2017.

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Produit intérieur brut (PIB)

Le produit intérieur brut se compose de la production intérieure brute augmentée de la valeur ajoutée du secteur non marchand, conventionnellement valorisée par les charges de personnel des administrations et des services domestiques. Il s’agit donc de la richesse créée par l’économie au cours d’une année.

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L’activité économique nationale est mesurée par la croissance du PIB. En effet,  l’économie algérienne a réalisé une croissance de 1,4% en 2018. Cette croissance est légèrement supérieure à celle de 2017 (1,3% mais en net recul par rapport aux années 2015 et 2016 qui étaient respectivement de 3,7% et de 3,2%).

La croissance en 2018 est encore positive malgré le contexte de déficit du compte courant de la balance des paiements, de baisse des réserves de change et également de baisse de la croissance dans le secteur des hydrocarbures .

En valeur, Le PIB nominal passe de 18.575,8 milliards de DA en 2017 à 20.259,0 milliards de DA en 2018, soit une hausse en valeurs courantes de 9,1%. 


Par tête d’habitant (PIB per capita), le PIB passe de 4011,2 US$ en 2017 à 4080,7 US $ en 2018. 


Production nationale, les chiffres

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PIB en Milliards DA
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Croissance du PIB
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Croissance hors hydrocarbures

I- Croissance

La croissance a été tirée par les secteurs de l’agriculture, du Bâtiment-Travaux Publics et Hydraulique (BTPH y compris services et travaux publics pétroliers), de l’industrie avec des accroissements respectifs de leurs valeurs ajoutées de 5,0%, 5,2% et 4,1%.

 

Le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) hors hydrocarbures s’améliore par rapport à l’année 2017 puisqu’il passe de 2,1% en 2017 à 3,3% en 2018, ce qui constitue une performance appréciable.

 

Comme en 2017, le secteur des hydrocarbures est de nouveau marqué par une baisse d’activité en 2018 soit 6,4%. Ainsi, la performance de l’année 2016 caractérisée par une croissance de 7,7% après près d’une décennie de baisses récurrentes d’activité n’a pas été rééditée.

 

 

II- La demande

La consommation finale totale se composant de la consommation finale des ménages et celle des administrations publiques évolue à un taux de croissance de 2,7% en 2018 contre 2,2% en 2017 et 2,6% en 2016. Cette dernière est tirée par la consommation des ménages qui évolue à un taux de croissance de 2,8% en 2018 alors que celle des administrations publiques connait un taux de croissance de 2,3%.

II-1 Consommation Finale des ménages

La Consommation Finale des Ménages (CFM) en 2018 s’est accélérée avec un accroissement de 2,8% contre 1,9% en 2017 mais demeure moins importante qu’en 2016 qui affichait un taux de croissance de et 3,3%.

 

Les ménages ont réduit effectivement leur consommation en 2018 et sont de plus en plus confrontés à des problèmes d’arbitrage entre l’investissement notamment en logement et la consommation finale.

 

De plus la reprise de l’inflation explique également la baisse des taux de croissance en volume de la consommation finale. Il semblerait qu’en 2018, le ralentissement du rythme d’évolution du déflateur de la consommation (3,7% en 2018 contre 5,9% en 2017) a fait que la consommation finale des ménages de 2018 a évolué à un rythme supérieur de celui de 2017

 

II-2 Investissement

En 2018, l’évolution en volume de la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) est de 3,1% contre 3,4% en 2017.

 

En valeurs nominales, la FBCF augmente de près de 6,6% et s’établit à 8202,5 milliards de DA en 2018 contre 7698,0 milliards de DA en 2017.

 

Le taux d’accumulation de l’économie demeure important en 2018, car la part de la FBCF dans le PIB est de 40,5%. Ces ratios révèlent un effort d’investissement encore important mais qui est un investissement d’infrastructures et qui demeure le fait de l’Etat.

III- Les échanges extérieurs de marchandises

Les importations de biens et services connaissent des baisses en volume de 3,7% en 2018 et 7,1% en 2017. Les exportations de biens et services connaissent une baisse de 4,3% en 2018 par rapport à 2017.

 

La configuration de l’année 2018 n’a pas conduit à réduire le déficit extérieur sur notamment la balance en biens et services malgré les efforts importants de réduction des importations qui s’avèrent insuffisants du fait de la baisse en valeurs nominales des exportations d’hydrocarbures suite à la baisse des prix internationaux.

 

 

Tableaux économiques

  • Tableaux Economiques d’Ensemble
    Un Tableau Economique d’Ensemble (TEE) est un tableau de synthèse permettant de donner une vue du fonctionnement de l’économie à travers trois séquences de comptes : les comptes courants, les comptes d’accumulation et les comptes financiers.
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  • Tableaux des Entrées Sorties (TES)
    Le TES est l’un des tableaux centraux de la comptabilité nationale. Il s’agit d’un cadre cohérent et intégré où sont synthétisées les opérations sur les biens et services. On y retrouve le compte de production et le compte d’exploitation ainsi que les équilibres Ressources Emplois (ERE). Il s’agit aussi d’un lieu de convergence des trois optiques de la Production Intérieure Brute.
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Pour aller loin dans le détail des chiffres

Consultez les études consacrés aux secteurs les plus importants en économie 

Etudes sectorielles
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Inflation

L'inflation est la perte du pouvoir d'achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix.

Elle doit être distinguée de l'augmentation du coût de la vie. La perte de valeur des unités de monnaie est un phénomène qui frappe l'économie nationale dans son ensemble, sans discrimination entre les catégories d'agents.

Pour évaluer le taux d'inflation on utilise l'indice des prix à la consommation (IPC). Cette mesure n'est pas complète, le phénomène inflationniste couvrant un champ plus large que celui de la consommation des ménages.

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Le rythme annuel moyen de l’inflation, qui s’était accéléré durant douze (12) mois consécutifs jusqu’au mois de mars 2017 (7,07 %), s’était ralenti au cours du second trimestre de 2017 pour atteindre 5,59 % en décembre puis 4,33 % en avril 2018. L’inflation a ensuite amorcé une légère hausse pour atteindre 4,82 % en août puis reculer à 4,69 % en septembre 2018 et enfin à 4,27 % en décembre 2018.

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IPC
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Inflation
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Inflation en glissement annuel (%)
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Inflation (moyenne annuelle) %

Inflation par groupe de produits

Groupe de produits

Le ralentissement du rythme de croissance de l’inflation, en moyenne annuelle, a concerné quatre (04) des huit groupes de produits dont les produits alimentaires. Les reculs les plus importants ont concerné les groupes « habillement et chaussures » et « divers », dont les rythmes de progression de leurs indices de prix ont diminué, respectivement, de 2,71 et 3,8 points de pourcentage en une année.

 

Catégorie de biens

Par catégories de biens, la décélération de l’inflation, en moyenne annuelle est attribuable, principalement, à celle des biens manufacturés dont le rythme annuel moyen d’augmentation des prix est passé d’un pic historique de 10,14 % en janvier 2017 à 7,23 % en décembre 2017 puis à 5,06 % en décembre 2018 en raison de la forte baisse des prix du groupe « habillement et chaussures ».

Bien que plus modérée, le rythme de croissance des prix des produits alimentaires est passé de 5,01 % en décembre 2017 à 3,38 % en décembre 2018, tiré par les décélérations de la progression moyenne des prix des produits agricoles frais et des produits alimentaires industriels : respectivement, de 6,58 % en décembre 2017 à 4,11 % en décembre 2018 et de 3,49 % à 2,64 %. En revanche, l’inflation des prix des services s’est quelque peu accélérée, passant de 3,72 % en décembre 2017 à 4,97 % en décembre 2018.

Inflation par glissement annuel

En glissement annuel – décembre 2018 par rapport à décembre 2017 – la tendance d’évolution a été observée ; un recul pour passer de 4,93 % en décembre 2017 à 3,15 % en mars 2018 suivie d’une hausse à 6,49 % en juin et une forte décélération tout au long du second semestre pour atteindre 2,70 %  en décembre 2018.

 

Comme pour le rythme annuel moyen, ce recul de 2,23 points de pourcentage en une année a concerné les mêmes catégories de biens et groupes de produits. Les prix des biens alimentaires qui ont reculé de 5,29 % en décembre 2017 à -0,14 % en décembre 2018, tirés par la déflation des prix des produits agricoles frais qui dégringolent de 13,62 % en juin à -2,63 % en décembre 2018.

 

L’inflation des prix à la consommation des biens à fort contenu d’import, en décélération depuis mai 2017, a atteint une moyenne annuelle de 2,33 % en décembre 2018 contre 4,77 % en décembre 2017. Alors que les prix des produits réglementés ont progressé de 2,84 points de pourcentage en une année pour atteindre 4,08 % à fin décembre 2018.

 

Proches du niveau de l’inflation globale (4,27 %), l’inflation sous-jacente mesurée aussi bien par l’indice des prix hors produits agricoles frais que par l’indice hors produits agricoles frais et hors produits réglementés a atteint des taux respectifs de 4,32 % et 4,40 %, en baisse depuis deux années consécutives, ce qui traduit un recul de l’inflation à caractère structurelle au cours de l’année 2018. 

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Emploi et chômage

Les « personnes pourvues d’un emploi » comprennent toutes les personnes ayant dépassé un âge spécifié qui se trouvaient, durant une brève période de référence spécifiée telle qu’une semaine ou un jour

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Les « chômeurs » comprennent toutes les personnes ayant dépassé un âge spécifié qui, au cours de la période de référence

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Population active du moment
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Population occupée du moment
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Taux de chômage globale au sens BIT
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Taux de chômage féminin

Rappel sur la répartition de la population totale

La population Active du moment

En mai 2019, la population Active du moment, au sens du Bureau International du Travail (BIT), est estimée à 12.730.000 personnes au niveau national, avec une hausse atteignant 267.000 par rapport à septembre 2018 et 304.000 comparativement à avril 2018.

 

La population active féminine a atteint, pour sa part, 2.591.000, soit 20,4% de la population active totale.

 

Le taux de participation à la force de travail de la population âgée de 15 ans et plus (ou taux d’activité économique) a atteint 42,2%, enregistrant un gain d’un demi-point (0,5), par rapport à septembre 2018.

 

Décliné par sexe, il est estimé à 66,8% auprès des hommes et à 17,3% chez les femmes. Cette augmentation de la population active enregistrée entre septembre 2018 et Mai 2019, est la résultante d’une augmentation significative du volume de la population occupée du moment (+280.000), associée un léger recul de la population à la recherche d’emploi au cours de cette période (-13.000).

La population occupée du moment

La population occupée du moment est estimée à 11.281.000 dont 2.062.000 femmes. La population féminine occupée forme 18,3% de la main d’œuvre totale. L’enquête fait ressortir une augmentation de 280.000 dans le volume de la population occupée par rapport à septembre 2018, soit un accroissement relatif de 2,5%.

 

Le taux d’emploi (ou ratio emploi population), défini comme étant le rapport de la population occupée à la population âgée de 15 ans et plus est de 37,4% au niveau national. Décliné par sexe, il atteint 60,7% auprès des hommes et 13,8% chez les femmes.

 

Cette période a été marquée par une augmentation du volume de l’emploi salarié permanent et de l’auto emploi et par rapport à septembre 2018, avec un solde positif de 270.000 et 91.000 respectivement. En revanche, on assiste à une décroissance importante du volume des salariés non permanents, estimée à 49.000.

 

Près de sept occupés sur dix sont salariés (67,6%). Cette part est plus importante auprès des femmes, puisqu’elle atteint 78,6%.

 

Les résultats de l’enquête font ressortir notamment, que 16,8% de la main d’œuvre totale exerce dans le secteur du BTP (construction), 16,1% dans l’administration publique hors secteur sanitaire, 15,7% dans le commerce, 14,9% dans la santé et l’action sociale et 11,5% dans le secteur des industries manufacturières.

Tableau synoptique de la population active

 

 

Population occupée selon le secteur d’activité

Population occupée selon la profession

Répartition de la population occupée selon le secteur juridique et le sexe

 

 

Sources

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