Bilan énergétique 2019

Définition

Un bilan énergétique nationale est un ensemble de de graphiques et tableaux qui présentent l’inventaire de l’ensemble des flux de production, transformation, transport et consommation d’énergie en Algérie sur une période d’une année de données.

 

Il décrit le cheminement des diverses ressources énergétiques depuis leur extraction (ou captation) jusqu’à leur utilisation finale, en passant par les diverses transformations qu’elles doivent subir (raffinage, production d’électricité, transport jusqu’au lieu de consommation, etc.) pour devenir utilisables par le consommateur final. À chaque étape, des pertes interviennent lors de la réalisation de la transformation souhaitée, dont le rendement n’est jamais de 100 %.

Les indicateurs et indices clès

  • Production
    Certaines sources existent à l’état naturel comme le pétrole, le gaz, d’autres sont le résultat d’une transformation. L’usage prévaut de qualifier les premières d’énergies primaires, les secondes d’énergies dérivées ou secondaires. La production primaire couvre toutes les opérations de production : extraction de pétrole, de gaz ou génération d’électricité hydraulique. S’y ajoute le solde net des échanges (importations – exportations de ces mêmes sources d’énergie). Le transport international, tant maritime qu’aérien (soutes), est ou non inclus dans l’approvisionnement d’un pays donné ; les variations de stocks au cours de l’année considérée s’ajoutent ou se retranchent selon le signe qui les précède. 
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  • Transformation
    Une part importante de l’approvisionnement est transformée pour donner des énergies dérivées (ou secondaires). 
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  • Echanges
    Exportation vs Importations
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  • Consommation
    La consommation domestique et l’exportation sont les deux principaux débouchés des hydrocarbures. S’y ajoute un troisième emploi, moins visible, qui est la réinjection du gaz naturel pour maintenir le niveau de production des « vieux » champs
  • Unité de référence Tep
    L'unité de référence et de mesure est la tonne équivalente pétrole (Tep). Toutes les formes d’énergie sont exprimées en Tep sur la base de leur pouvoir calorifique supérieur.
  • Réserves prouvées
    Les réserves prouvées sont les quantités d'hydrocarbures, qui, selon les informations géologiques et techniques disponibles, ont une forte probabilité (>90%) d'être récupérées dans le futur, à partir des gisements connus et dans les conditions technico-économiques existantes.
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Articulation des opérations

A – Production nationale d’énergie

B – Transformation d’énergie

C – Echanges d’énergie

D – Consommation d’énergie

 

Faits marquants pour 2019

Les principaux déterminants et faits marquants des flux énergétiques de l’Algérie en 2019 se caractérisent comme suit :

 

 La production commerciale d’énergie primaire a atteint 157,4 Millions de Tonne équivalent pétrole (Tep), en baisse (-4,8%) par rapport aux réalisations de l’année 2018 ;

 L’énergie disponible, somme de la production, des importations et des stocks, a atteint 160,4 M Tep, en baisse de 3,7% par rapport à 2018 ;

 Les importations ont pratiquement doublé (+98,3%) à 3,1 M Tep, suite à l’arrêt des opérations de processing de pétrole brut à l’étranger ;

 Les exportations d’énergie ont atteint 92,0 M Tep, reflétant une baisse de -8,7% par rapport aux réalisations de 2018, en raison notamment de la chute des exportations de gaz naturel par gazoducs (-31%) ;

 Le bilan des échanges d’énergie fait ressortir un solde exportateur net de 89 MTep, en baisse (-10,4) par rapport à l’année 2018 ;

 La consommation nationale totale d’énergie a connu une hausse (+3,0%) pour s’établir à 66,9 M Tep en 2019. Elle représente près de 43% de la production totale ;

 La consommation finale d’énergie a augmenté de (+4,6%) à 50,4 M Tep, tirée essentiellement par le gaz naturel (+6,1%), les GPL (+9,6%), les produits pétroliers (+4,1%) et l’électricité (+2,7%).

 La consommation finale des produits pétroliers (y compris GPL) s’est accrue de (+4,9%) en 2019 pour s’établir à 19 M Tep ;

Principaux chiffres en 2019

Production 2019

Production commerciale d’énergie primaire (K Tep)

Evolution de la production 2014-2019

Production en K TEP

Transformation

  • Les quantités d’énergie primaire transformées durant l’année 2019 ont connu une légère hausse (+1,2%) par rapport à l’année précédente, pour s’établir à 67,2 M Tep.

    Production d’électricité :
    Accroissement de 2,2% des prélèvements de gaz naturel pour les besoins des centrales électriques (Sonelgaz et auto-producteurs) à 18,3 MTep, avec une amélioration de la consommation spécifique moyenne des centrales électriques (SPE, IPP et SKTM) de 0,2 point en 2019, passant de 2,48 Th/kwh en 2018 à 2,33 Th/kwh en 2019

    Liquéfaction :
    Forte hausse (+22%) du volume de gaz naturel traité dans les unités de liquéfaction à 17,2 milliards m3 en 2019, induite par une demande croissante des enlèvements desclients de Sonatrach.

    Raffinage
    Décroissance (-7,3%) des quantités de pétrole brut & condensat traitées au niveau des raffineries à 31,9 M.Tep, tirée par celle de pétrole brut (-5,1%), et du condensat (-20,2)traitées au niveau de la raffinerie de Skikda (RA2K).

Echanges

Les exportations

Un tiers du pétrole produit en Algérie et près de la moitié de son gaz naturel marchand, en dehors des quantités réinjectées dans le sous-sol, sont pour l’essentiel consommés sur place par les ménages et le secteur des transports, ce qui réduit la part exportable de la production lorsqu’elle régresse ou, au mieux, stagne.

L’hydrocarbure constitue plus de 95% des exportations algérienne.

Energie primaire :

Le volume global d’exportation d’énergie primaire a atteint 61,7 M Tep en 2019, enregistrant une baisse importante de (-14,9%) par rapport à 2018, tirée par le gaz naturel (-30,7) et le GPL (-5,4%). A l’inverse, les exportations de petrole brut et condensat ont augmenté de respectivement (+2,3%) et (+2,0%) comparativement à la même période de l’année dernière

La structure des exportations d’énergie primaire reste dominée par le gaz naturel, suivi du pétrole brut. S’agissant des importations primaires, un volume de 182 K Tep a été importé en 2019, en recul de 21,3% par rapport à 2018, et concerne surtout ceux de pétrole brut réduit utilisé pour la production des bitumes. 

Énergie dérivée

Les exportations d’énergie dérivée ont augmenté de (+7,1%) à 30,4 M Tep, tirée essentiellement par ceux du GNL (22,3%) qui ont largement couvert la baisse des exportations de produits pétroliers (-5,4%). La structure des exportations d’énergie dérivée est dominée par le GNL (51%) et les produits pétroliers (48%)

Au total, le volume global des exportations a atteint 92,0 M.Tep en 2019, contre 100,8 M Tep durant l’année 2018, en régression de -8,7%.

Importations : Les importations de produits dérivées ont plus que doublée (120%) durant l’année 2019 pour s’établir à 2,9 M tep, tirées par celles des produits pétroliers (184%). La très forte reprise des importations, notamment pour l’essences (+364%) et de gasoil (+269%), s’est enclenchée à la suite de l’arrêt des opérations de processing de pétrole brut algérien à l’étranger depuis aout 2019.

 

Énergie totale

Au total, le volume global des exportations a atteint 92,0 M.Tep en 2019, contre 100,8 M Tep durant l’année 2018, en régression de -8,7%.

Cette baisse a touché les exportations du Gaz naturel, du GPL et des produits pétroliers. A l’inverse, les exportations du GNL, du condensat et du pétrole brut ont connu des hausses

 

Bilan des échanges

Le bilan des échanges d’énergie fait ressortir un solde exportateur net de 89,0 M Tep, en baisse (-10,4%) par rapport à l’année 2018, suite au recul des exportations d’énergie primaire (-8,7%) et la hausse des importations (98%)

 

 

 

 

 

Exportation

Evolution des exportations en volume

Exportation

Evolution des exportations en valeur

Consommation

La consommation domestique

Un tiers du pétrole produit en Algérie et près de la moitié de son gaz naturel marchand, en dehors des quantités réinjectées dans le sous-sol, sont pour l’essentiel consommés sur place par les ménages et le secteur des transports, ce qui réduit la part exportable de la production lorsqu’elle régresse ou, au mieux, stagne. 

La consommation nationale d’énergie (y compris les pertes) a atteint 66,9 M Tep en 2019, reflétant une hausse de 3,0% par rapport à 2018, tirée par celle de la consommation finale (+4,6%). A l’inverse, la consommation non énergétique a enregistré une diminution importante de (-10,3%), à la suite de la baisse des enlèvements en gaz naturel de la filière pétrochimique.

  • Consommation non énergétique :

La consommation non-énergétique indique les quantités consommées comme matière première dans l’industrie pétrochimique et autres. Elle a atteint 4,5 M Tep en 2019 en baisse (-10,3%) par rapport à 2018, suite à la diminution de plus de 500 millions de m3 des enlèvements en gaz naturel des clients de Sonatrach de la filière pétrochimique, essentiellement les unités de fertilisants de Fertial, d’AOA et Sorfert. Aussi, l’utilisation des produits pétroliers à usage non-énergétique a baissé de 2,7% en 2019 à 0,5 M Tep.

  • Consommation des industries énergétiques :

La consommation des industries énergétiques concerne celles des unités de transformation et des infrastructures du transport (raffineries, centrales électriques, unités GNL & GPL, Oléoducs et Gazoducs…). Sa part s’élève à plus de 11% de la consommation nationale. Elle a atteint 7,4 M Tep, en hausse (1,6%) par rapport à 2018, en raison notamment de la croissance des utilisations du gaz naturel (input) dans les unités de liquéfaction (+14,7%), passant de 4,4 milliards de m3 à 4,8 milliards de m3 en 2018.

 

  • La consommation finale s’élève à 50,4 M Tep en 2019 contre 48,1 M Tep en 2018, reflétant une hausse de 2,2 M Tep, soit (+4,6%), tirée essentiellement par celle du gaz naturel, et un degré moins les produits pétroliers, les GPL et l’électricité.

Réserves prouvées

Selon les statistiques de BP, à fin 2018 l’Algérie a 12.2 milliards de barils de pétrole en réserve, ce qui constitue 0,7% des réserves mondiales de pétrole. Ce qui lui donne une place très moyenne dans le classement des pays pétroliers, 16 ème rang mondiale (classement de la CIA). L’Algérie est mieux placée coté gaz, à fin 2018, toujours selon les statistiques établies par BP, l’Algérie dispose de 4,3 trillions ( 4 600 milliards) de M3, ou bien 153.1 milliards de pieds de cubes, 10 ème rang mondiale (CIA).

 

 

 

 

Sources BP Statistical Review of World Energy 20

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Pour le détail voir : Echange d'énergie

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Sources et références bibliographiques

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