Agriculture

En Algérie, l’agriculture et la réduction de la dépendance alimentaire figurent officiellement au rang des priorités nationales. Cependant, malgré la mise en place de plusieurs réformes de développement agricole, l’Algérie ne suffit à ses besoins alimentaires qu’à hauteur de 70%. La facture alimentaire, présente un budget destiné à l’importation de produits agricoles parmi les plus importants au monde (17,6 % des importations totales) et qui fait de l’Algérie, l’un des plus grands pays importateurs net de produits alimentaires.

 

Sommaire :

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Classement

La Nomenclature algérienne des activités (NAA) classe l’agriculture comme premier secteur du domaine économique (section A). 

 

Au sens le plus large, ce secteur de l’économie comprend les cultures, l’élevage, la chasse, la pêche et la sylviculture. La nomenclature d’activités algérienne établit une distinction entre l’activité agricole (exploitation des ressources naturelles en vue de la production des divers produits de la culture et de l’élevage, division 1), la sylviculture et exploitation forestière (division 2), et l’activité de pêche (exploitation professionnelle des ressources halieutiques en milieu marin ou en eau douce, division 3).

 

Importance du secteur

L’agriculture algérienne fait face à un ensemble de défis à la fois rattachés à l’amélioration de la souveraineté alimentaire du pays, en développant durablement sa capacité de production dans un contexte de tension sur les ressources naturelles et de nécessaire adaptation au changement climatique, mais également relatifs au renforcement de l’économie nationale et au développement des territoires ruraux. 

 

Sur le plan structurelle la faiblesse de l’agriculture algérienne est un constat partagé par la littérature sur le sujet, l’examen des causes de cette faiblesse ne fait guère consensus, mais beaucoup s’accordent du fait de l’absence de continuité des politiques mises en oeuvre par l’Etat algérien depuis l’indépendance.

 

Les contraintes agro-climatiques naturelles, conjuguées aux effets plus récents du changement climatique, pèsent sur le développement de l’agriculture algérienne, contraignant les agriculteurs à l’adoption de systèmes de culture extensifs dans les zones d’agriculture pluviale.

 

Les indicateurs et indices clès

Chiffre clés du secteur

L’Algérie a mis en place, depuis les années 2000, une politique visant l’amélioration de la sécurité alimentaire nationale, le développement de certaines filières agricoles prioritaires et la mise en valeur des terres. Cette politique a été mise en œuvre au travers de différents plans nationaux façonnés au rythme des fluctuations des recettes pétrolières, dont notamment le Programme National de Développement Agricole (PNDA 2000-2010), la Politique de Renouveau Agricole et Rural (PRAR 2010-2014) et le Plan FELAHA 2014-2020.

 

On recense plus 1,2 million d’exploitations agricoles et près de 70 % des exploitations disposent d’une superficie inférieure à 10 ha. Il n’en reste pas moins que, ces deux dernières décennies, le secteur agricole, qui représente près de 13 % de la population active, a été le moteur de la croissance économique du pays.

En effet, au cours des 15 dernières années (2000-2014), la production intérieure brute agricole (PIBA) est passée, en pourcentage du PIB, de 8,3 % en 2000 à 9,2 % en 2010 et à 11,2 % en 2014, hausse imputée à un accroissement des productions maraichères et animales. Le produit intérieur brut du secteur agro-alimentaire s’est stabilisé autour de 5,6 % du PIB national à la fin du dernier plan quinquennal. 

 

 

 

 

 

Suivis des principaux indicateurs 2019

Répartition générale des terres

2011-2012

Evolution du secteur 2000-2019

Au cours des 20 dernières années (2000-2019), la production intérieure brute agricole (PIBA) est passée, en pourcentage du PIB, de 8,3 % en 2000 à 9,2 % en 2010 et à 11,2 % en 2014, hausse imputée à un accroissement des productions maraichères et animales.

Le produit intérieur brut du secteur agro-alimentaire s’est stabilisé lui autour de 5,6 % du PIB national à la fin du dernier plan quinquennal 

Croissance

Taux de croissance du secteur agricole

Valeur ajoutée

Valeur ajoutéet - 2000-2019

Production végétale 2018-2019 ?

Plusieurs filières agricoles ont connu des hausses de production durant la campagne agricole 2017-2018, en comparaison avec la précédente 2016-2017,

Il s’agit des céréales, des cultures industrielles, les maraîchères, les fourrages, les agrumes, les dattes, les viandes blanches et le miel.

 

Evolution de la production par famille de produits

Ce dossier a pour objectif de mettre en évidence l’examen de l’évolution de la production, des rendements et du taux d’autosuffisance à la lumière des efforts engagés en matière des politiques de développement de ces secteurs stratégiques. Les tendances de la production et des rendements par espèce expliquent clairement la place accordée aux différentes spéciations dans la stratégie des acteurs et reflètent en conséquence la réponse de ces acteurs aux différentes actions menées depuis la politique d’intensification jusqu’au plan national de développement agricole.

Les céréales

La filière céréalière constitue une des principales filières de la production agricole en Algérie.  En Algérie, les produits céréaliers occupent une place stratégique dans le système alimentaire et dans l’économie nationale. Cette caractéristique est perçue d’une manière claire à travers toutes les phases de la filière (production, transformation, c’est à dire, les industries agroalimentaires et la consommation). 

 

La production des céréales, jachère comprise, occupe environ 80% de la superficie agricole utile (SAU) du pays, La superficie emblavée annuellement en céréales se situe entre 3 et 3 ,5 million d’ha. Les superficies annuellement récoltées représentent 63% des emblavures.

En matière d’emploi, plus de 500 000 emplois permanents et saisonniers sont procurés par le système céréalier (ministère de l’Agriculture).

L’analyse de la production céréalière par espèce révèle une tendance à la modification de la hiérarchie des quatre céréales principales (blé dur, blé tendre, orge et l’avoine). L’augmentation de la production  signifie que la sole céréalière semble de plus en plus mise au service de l’élevage ovin, puisque la consommation humaine d’orge demeure faible, si non négligeable. 

Les céréales

Blé, orge, avoine, triticale, maïs, sorgo (en tonnes)

Les céréales

Blé dur et blé tendre

Malgré les efforts déployés en matière de développement de la céréaliculture, entre autres l’introduction de nouveaux facteurs de production et la tentative de mise en place d’une agriculture technique (intensification), la céréaliculture reste caractérisée par des variations notables liées au paramètre climatique qu’il est difficile à maitriser. La production céréalière en Algérie est fortement dépendante des conditions climatiques. Cela se traduit d’une année à l’autre par des variations importantes de la SAU, de la production et du rendement. Ainsi, le manque de précipitations, mais aussi la mauvaise répartition des pluies pendant l’année expliquent en grande partie la forte variation de la production céréalière. Le soutien systématique des prix des produits céréaliers a été, en ce sens, à l’origine de l’accroissement de la consommation et, partant, de la demande en ces produits. C’est au marché mondial que la demande, ainsi suscitée, a été adressée.

 

Ces fluctuations se répercutent sur les importations, sur les finances de l’Etat (prix de soutien au blé tendre et subvention de la farine nationale de blé tendre (FNBT)) et sur le revenu et les dépenses des agriculteurs. La valorisation des prix à la production au cours de la campagne écoulée (juin 2008), avec l’élévation des prix de blé dur à 4500 DA/ql et le prix de blé tendre à 3500 DA/ql pourrait mieux inciter les agriculteurs à fournir davantage d’efforts en matière d’augmentation de la production locale et de contribuer à l’amélioration du taux d’autosuffisance pour ces produits stratégiques. Néanmoins, le secteur céréalier suscite une intention particulière et une importance considérable en matière d’investissement, de vulgarisation, d’amélioration génétique et toutes autres actions susceptibles d’améliorer la productivité. Une stratégie claire s’impose avec acuité en vue de relever ce défi.

Production animale

L’effectif global du cheptel (toutes races confondues), s’est établi en 2018 à 36.013.296 de têtes, avec prédominance de la race ovine soit près de 80%.

Comparativement à 2017, l’effectif global n’a enregistré que 173.528 têtes de plus, soit l’équivalent de 0,5% seulement.

Cette hausse est imputable à la race ovine qui s’est distinguée par une augmentation de 330.392 têtes de plus par rapport à 2017. 

2017-2018
2017-2018

Cheptel

Toutes races confondues, l’effectif global du cheptel pour l’année 2018 s’est établi à 36013296 têtes, avec prédominance de la race ovine soit près de 80%. Les caprins viennent en seconde position avec une part de 13,6%, suivis par les bovins avec 5%. Quant aux camelins, ils ne représentent que 1,2% de l’effectif cheptel total.

Comparativement à 2017, l’effectif global n’a enregistré que 173528 têtes de plus, soit l’équivalent de 0,5% seulement. Cette hausse est imputable à la race ovine qui s’est distinguée par une augmentation de 330392 têtes de plus par rapport à 2017.

L’effectif du cheptel bovin est estimé à 1816280 têtes dont 52% de vaches laitières, 12% de génisses et près de 23% de veaux et velles. Comparativement à 2017, la race bovine a reculé de 4%, soit une réduction 78 846 têtes.

L’effectif du cheptel caprin est estimé à 4908485 têtes, soit une réduction de 2% par rapport à 2017. La composition de ce cheptel révèle une prédominance des chèvres avec 58,2%, suivi des chevrettes avec une part de 19,7% et les chevreaux avec 16,4%. La structure du cheptel caprin, indique un faible taux pour ce qui concerne les boucs, soit une proportion de près de 6%.

Au titre de l’année 2018, l’effectif en cheptel camelin est estimé à 417322 têtes, soit une progression de 9% par rapport à 2017. Cette hausse est essentiellement attribuée à l’augmentation des chamelles qui sont passées de 207884 têtes en 2017 pour s’établir à 250404 têtes en 2018, soit un taux de croissance de 20%.

S’agissant du cheptel équin, en 2018, il est évalué à un effectif réduit à 147215 têtes, soit un recul de 9% par rapport à 2017. La structure du cheptel équin est caractérisée par la prédominance de l’espèce Asine, soit 57,1% et 31,5% de l’espèce chevaline.

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