Projet du Budget de l’État 2026

Hypothèses économiques retenues pour le budget 2026

Taux de croissance

0 %

Prix référence du baril

0 $

Taux d'inflation

0

Les projections macro-économiques sur la période 2026 tiennent compte des niveaux de réalisations antérieures, des perspectives des secteurs économiques et des capacités objectives de mise en œuvre des politiques économiques. En outre, elles tiennent compte de l’environnement économique national et international.

Les principales hypothèses retenues pour les prévisions sont :

  • 1. La croissance économique atteindrait 4,1 en % en 2026
  • 2. Le prix fiscal du baril de pétrole brut a été retenu à 60 $US
  • 3. Le prix du marché du baril de pétrole brut a été retenu à 70 $US
  • 4. Le taux de change DA/$US prévu est de 127,8 pour 2026
  • 5. Le taux de l’inflation s’élèverait pour l’année 2026 à 4,6%

Recettes budgétisées, détails des chiffres

Recettes budgétaires MDS DA
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Recettes fiscales MDS DA
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Fiscalité pétrolière MDS DA
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Les recettes définitives appliquées au budget 2026 s’élèvent à 8 009,0 milliards de dinars, soit environ 62,7 milliards de dollars (1 $ = 127,8 DZD). Ce niveau reflète une construction budgétaire prudente, fondée sur des hypothèses réalistes et une volonté de sécuriser les finances publiques.

Les impositions de toute nature constituent le socle des recettes avec 7 025,0 milliards de dinars (≈ 55,0 milliards $). Les recettes fiscales ordinaires atteignent 4 327,1 milliards de dinars (≈ 33,9 milliards $), principalement issues de l’impôt sur le revenu et des impôts sur la consommation, confirmant le rôle central de la fiscalité interne.

La fiscalité des hydrocarbures est estimée à 2 697,9 milliards de dinars (≈ 21,1 milliards $). Bien qu’encore importante, elle est volontairement contenue afin de réduire la dépendance du budget aux revenus énergétiques et limiter l’exposition aux fluctuations des marchés internationaux.

Les recettes non fiscales complètent l’ensemble, notamment les participations financières de l’État (600 milliards de dinars, ≈ 4,7 milliards $) et les produits divers du budget (300 milliards de dinars, ≈ 2,3 milliards $), sans recours significatif à des recettes exceptionnelles.

Recettes de l'Etat 2025 VS 2026

La comparaison entre la Loi de finances 2025 et le Projet de loi de finances 2026 révèle une inflexion nette de la politique budgétaire. Les recettes totales reculent de 8 523,1 milliards de dinars en 2025 à 8 009,0 milliards de dinars en 2026, traduisant une approche plus prudente dans l’élaboration des prévisions.

Cette baisse globale masque toutefois une recomposition des ressources. Les recettes fiscales progressent, passant de 4 156,9 à 4 327,1 milliards de dinars, portées par l’impôt sur le revenu et les taxes sur la consommation. À l’inverse, la fiscalité des hydrocarbures recule fortement, de 3 454,0 à 2 697,9 milliards de dinars, devenant la principale variable d’ajustement du budget.

dépenses budgétisées, détails des chiffres

Dépenses du personnel MDS DA
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Dépenses de fonctionnement MDS DA
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Dépenses d'investissement MDS DA
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Dépenses de tranfert MDS DA
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Les dépenses budgétaires prévues pour 2026 s’élèvent à 17 636,7 milliards de dinars, soit environ 138,0 milliards de dollars (taux de change : 1 $ = 127,8 DZD). Ce niveau traduit un effort budgétaire important, orienté vers le soutien de l’activité économique et la prise en charge des engagements sociaux de l’État.

Les dépenses de transfert constituent le premier poste de dépenses, avec 5 959,8 milliards de dinars, confirmant le poids des subventions et des mécanismes de soutien social. Les dépenses de personnel atteignent 4 465,9 milliards de dinars, reflétant la rigidité structurelle de la masse salariale publique.

L’investissement public progresse fortement pour atteindre 4 073,8 milliards de dinars, traduisant une volonté de stimuler la croissance, de soutenir les infrastructures et d’accompagner les politiques publiques sectorielles. Les dépenses imprévues s’élèvent à 2 118,9 milliards de dinars, constituant une marge de manœuvre budgétaire dans un contexte incertain.

Dépenses de l'Etat 2025 VS 2026

Entre 2025 et 2026, les dépenses budgétaires de l’État connaissent une hausse significative, traduisant une orientation plus expansionniste de la politique budgétaire. Elles passent de 16 794,6 milliards de dinars en 2025 à 17 636,7 milliards de dinars en 2026, soit une augmentation de 842,1 milliards de dinars.

Cette progression est principalement portée par l’investissement public, qui augmente fortement pour atteindre 4 073,8 milliards de dinars en 2026, contre 3 128,3 milliards de dinars en 2025. Cette évolution reflète la volonté des pouvoirs publics de soutenir l’activité économique et de renforcer les infrastructures.

Les dépenses de personnel progressent plus modérément, passant de 4 445,8 à 4 465,9 milliards de dinars, confirmant le caractère rigide de la masse salariale publique. Les dépenses de transfert, premier poste budgétaire, restent élevées et augmentent légèrement, atteignant 5 959,8 milliards de dinars en 2026.

Les charges de la dette publique demeurent relativement stables, à 566,4 milliards de dinars, tandis que les dépenses de fonctionnement connaissent une hausse limitée. À l’inverse, les dépenses d’opérations financières reculent fortement, passant de 127,8 milliards de dinars en 2025 à 5,8 milliards de dinars en 2026.