« Les réserves prouvées de l’Algérie en matière de pétrole sont de 1.340 millions de tonnes, soit 10 milliards de barils et à ce rythme actuel, nous avons encore 27 années de production », a précisé M. Arkab lors de son passage à l’émission invité de la rédaction de la Chaine III de la radio nationale.

En plus de ses réserves de brut, M. Arkab a cité « les réserves de gaz naturel qui sont de 2.368 milliards de mètres cubes, auxquels s’ajoutent 260 millions de tonnes de condensat, soit l’équivalent de 4,1 milliards de tonnes de pétrole (Tep) ».

Ces réserves permettent à l’Algérie de développer son industrie pétrochimique, créer la richesse et contribuer à la relance économique.

Il a dans ce cadre, estimé que la capacité actuelle de production annuelle était « confortable », mais l’Algérie est tenue d’augmenter ses capacités de production afin de réussir le défi de développement de l’industrie pétrochimique et les différents programmes tracés dans le cadre de la stratégie du secteur.

Il a, à ce propos, souligné que la Compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach a commencé à explorer les différents gisements seule et elle a d’autres part signé des mémorandums d’entente avec les grandes compagnies pétrolières mondiales pour réussir l’exploration d’autres gisements.

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M. Arkab a, dans ce sens, cité les mémorandums d’entente signés récemment, dont celui avec la compagnie américaine Exon Mobil dans le cadre de la nouvelle loi sur les hydrocarbures pour l’exploration en Algérie et d’autres avec lesquelles elle a signé des accords de confidentialité pour aboutir à des mémorandums d’entente.

« Le but de ce partenariat avec les grandes compagnies mondiales est de préserver nos parts des marchés extérieurs et augmenter nos capacités de production et relancer notre industrie pétrochimique », a affirmé le même responsable, qui est revenu sur l’importance de la nouvelle loi sur les hydrocarbures entrée en vigueur et apprécier par les différents partenaires de l’Algérie, vu son adaptation en matière de fiscalité pétrolière avec ce qui se fait dans le monde dans le domaine des hydrocarbures et les partenaires ont le choix entre quatre types de contrats.

En réponse à une question sur le changement opérés à la tête de Sonatrach, vu par certains comme un signe  »d’instabilité », le ministre de l’Energie a soutenu une nouvelle fois qu’il ne s’agissait pas du changement puisque les P-dg de la Compagnie sont issus de la même équipe qui a tracé sa stratégie et à participer à l’élaboration de la loi sur les hydrocarbures.

Concernant « certaines critiques au sujet de la capacité de l’Algérie à faire face aux retombées de la crise pétrolière mondiale sur son économie », M. Arkab a soutenu que ces personnes n’avaient pas les données que possèdent le ministère de l’Energie et le groupe Sonatrach soulignant encore une fois que le coût de la production du brut algérien permet de faire face à cette crise en plus d’autres mesures prises lors du Conseil des ministres tenu le 8 mars dernier.

Il a dans ce cadre réaffirmé que « le coût de revient moyen global du baril algérien est de 14 dollars et que l’essentiel de la production se fait dans les champs de Hassi Messaoud où il revient à 5 dollars « , ajoutant que Hassi Messaoud peut donner plus de production en plus de la maitrise des coûts par Sonatrach.

Pour M .Arakab, l’Algérie a les capacités de faire face à la crise pétrolière mondiale et son incidence sur son économie.

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